Béluga Ultra Trail 2022
17 septembre 2022. Il est 5h50 du matin et la température ressentie est de 5c. Nous sommes un peu moins de 200 coureurs prêts à prendre le départ pour une course de 45km dans le Sentier du Fjord partant de la Baie Ste-Marguerite pour arriver à Tadoussac.
Suite à ma piètre performance de l'an passé, je suis de retour pour ma deuxième participation à cette course. Cette année, mon ami Nicolas m'accompagne pour partager l'expérience en mode sans trop de pression, mais au fond de moi, je caresse l'idée de faire mieux que 2021. Avec un temps de 9:29:56, ça devrait être assez facile si les crampes aux abducteurs me laissent un peu tranquille. Pour m'aider (ou m'encourager), je compte un volume plus grand de 30% cette année avec 2 ou 3 sorties de plus de 20km dans le dernier mois, dont une de 30km.
C'est donc à la dernière minute que je retire ma doudoune et que je remets mon "drop bag" à l'organisation. Le départ est donné à 6h05 et c'est avec fébrilité que nous nous élançons pour un 3km sur un sentier de poussière de pierre plat et assez large pour permettre des dépassements ou de tranquillement nous réchauffer. Dès la 1ere montée, l'on peut voir que le sentier est bien technique et qu'il fera finalement relativement chaud aujourd'hui. Une belle température pour courir, mais je suis peut-être un peu trop habillé. Retrouver ses sentiers m'apporte un énorme plaisir et je sais que la journée sera mémorable.
Mon ami Nicolas lors du passage au 1er point de vue. |
Nicolas et moi avions convenu que nous devions arriver au premier ravito avant 9h00 pour éviter le départ des coureurs du 30km. Malgré que nous nous sommes fait attaquer par des guêpes (une piqure chacun), nous avons réussi à parcourir les 13,7km en un peu moins de 2 heures. Nous sommes demeurés que très peu de temps au ravito. Juste le temps de faire le plein d'eau (1,5 litre) et de manger quelques morceaux d'orange et prendre des chips pour la route. Il faut savoir que nous serons sur des routes de pavage et de gravier jusqu'au 17km. Je décide qu'il vaut mieux de ne pas trop pousser dans la descente et dans la montée comparée à l'an passé. Je préfère être plus lent ici cette année, mais être plus rapide plus tard dans la course. Au moment d'arriver au bout de la montée de gravier, Nicolas commence à ressentir des signes de crampes dans les mollets. Il me dit de continuer, mais je préfère l'attendre. Finalement après 3 km et au moment d'entreprendre une petite montée, il semble que mon compagnon ne pourra plus suivre ma cadence et comme je me sens en pleine forme, nous décidons que je dois continuer seul. Qui sait... Peut-être pourra-t-il me rejoindre plus loin. Ce moment correspond à peu près au départ du 30km. Nous aurons réussi à prendre presque 7km d'avance.
Mon prochain objectif est maintenant d'arriver au 2e ravito (30e km) avant midi et ainsi éviter le chaos causé par le grand nombre de coureurs sur le départ du 17km. L'an passé, je m'étais retrouver à quitter ce ravito après le passage du "midpack" et je mentirais de dire que j'avais apprécié l'expérience. Oh Oh!!! Vers le 24e km, je commence à sentir un petit pincement dans mon ischio gauche. SVP PAS ÇA! Tout se déroulait trop bien et je n'ai aucunement le goût de revivre mon expérience de 2021. Une petite pause, quelques bonnes respirations et je repars en marchant tranquillement et en reprenant la course un peu plus loin alors que le sentier devient descendant pour mieux remonter encore une fois. En arrivant au Cap à la Boule, je ne peux qu'une fois de plus constater la beauté du sentier et me dire qu'il me reste un peu de chemin forestier avant le ravito.
Sur place, je m'assure de bien m'hydrater pour commencer, car j'ai manqué un peu d'eau mon arrivée. J'en profite aussi enfilé un t-shirt sec que j'avais dans mon sac de course. Je regarde toute l'offre de nourriture sur la table et la seule chose qui m'attire un peu serait un "grilled cheese", mais il m'aurait fallu attendre un peu. J'ai préféré repartir immédiatement pour continuer sur la lancée sachant que le reste de la course ne sera qu'une succession de montées et de descentes, dont la longue du Mont Adéla-Lessard. Comparé à l'an passé, j'ai été capable de la descendre sans trop de douleur et un peu plus rapidement. Pourtant, je me suis fait dépasser mainte fois (beaucoup de coureurs du 17km) ce qui à la longue est venu gruger mon moral. Une fois en bas, je savais que j'avais un peu plus qu'un kilomètre à faire sur un sentier de gravier pour rejoindre le 3e et dernier ravito. Malgré mes cuisses et ischios en béton, j'ai été capable de me remettre à courir tranquillement et graduellement le moral est revenu.
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